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07/02/2011 - Luxembourg
"Je pense qu'aujourd'hui, alors qu'il faut redonner confiance, qu'il faut essayer de rééquilibrer capital et travail après une crise qui a été essentiellement due aux désordres de la finance, faire peser sur les salariés le rétablissement d'une compétitivité, c'est ne rien comprendre à ce qui s'est produit et à ce qui est attendu", a déclaré à la presse M. Hollande lors d'un déplacement à Luxembourg.
L'un des ténors de l'opposition socialiste en France, François Hollande, a rejeté lundi l'idée d'abolir l'indexation des salaires sur les prix dans la zone euro, comme suggéré par Paris et Berlin afin d'améliorer la coordination des politiques économiques.
"Il faut un pacte de compétitivité, il faut que l'Europe soit plus forte, mais ce n'est pas en brisant les indexations salariales, en brisant les règles sociales qu'on va donner à l'Europe" cela, a-t-il ajouté, "il y a là fausse route". "Je veux croire qu'il s'agit là de pistes qui sont ouvertes mais qui n'iront pas bien loin", a-t-il encore dit.
M. Hollande s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre luxembourgeois et chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
L'Allemagne et la France ont proposé vendredi lors d'un sommet européen un "pacte" visant à renforcer la discipline et la coordination économiques au sein de la zone euro dans l'espoir d'éviter de nouvelles crises de la dette, une initiative très influencée par Berlin et déjà critiquée. Ils n'ont pas détaillé ce projet vendredi. Mais ils envisagent des objectifs communs en matière de retraite avec un recul de l'âge de départ si nécessaire, de dette publique avec des plafonds contraignants, ou de politique salariale. L'indexation automatique des salaires sur les prix serait notamment dans la ligne de mire.
La Belgique et le Luxembourg, où les salaires sont indexés sur l'inflation, refusent d'y renoncer. M. Juncker s'est exprimé dans ce sens vendredi. La Confédération européenne des syndicats a, elle, parlé "d'un pacte nuisible" aux conventions collectives, qui créera "davantage d'inégalités".
AFP
L'un des ténors de l'opposition socialiste en France, François Hollande, a rejeté lundi l'idée d'abolir l'indexation des salaires sur les prix dans la zone euro, comme suggéré par Paris et Berlin afin d'améliorer la coordination des politiques économiques.
"Il faut un pacte de compétitivité, il faut que l'Europe soit plus forte, mais ce n'est pas en brisant les indexations salariales, en brisant les règles sociales qu'on va donner à l'Europe" cela, a-t-il ajouté, "il y a là fausse route". "Je veux croire qu'il s'agit là de pistes qui sont ouvertes mais qui n'iront pas bien loin", a-t-il encore dit.
M. Hollande s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre luxembourgeois et chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
L'Allemagne et la France ont proposé vendredi lors d'un sommet européen un "pacte" visant à renforcer la discipline et la coordination économiques au sein de la zone euro dans l'espoir d'éviter de nouvelles crises de la dette, une initiative très influencée par Berlin et déjà critiquée. Ils n'ont pas détaillé ce projet vendredi. Mais ils envisagent des objectifs communs en matière de retraite avec un recul de l'âge de départ si nécessaire, de dette publique avec des plafonds contraignants, ou de politique salariale. L'indexation automatique des salaires sur les prix serait notamment dans la ligne de mire.
La Belgique et le Luxembourg, où les salaires sont indexés sur l'inflation, refusent d'y renoncer. M. Juncker s'est exprimé dans ce sens vendredi. La Confédération européenne des syndicats a, elle, parlé "d'un pacte nuisible" aux conventions collectives, qui créera "davantage d'inégalités".
AFP
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